L’infarctus du myocarde

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Image : Wikimedia 

L’infarctus du myocarde (N.B. myocarde = muscle cardiaque) est un arrêt brutal du débit sanguin d’une des artères coronaires ou de ses branches (ce sont les artères qui irriguent le coeur).

Il survient en général à cause d’une maladie des artères : l’athérosclérose (= plaque de cholestérol qui abime la partie interne des artères de gros et moyens calibres).

Les facteurs de risques cardiovasculaires sont le tabac, le diabète, l’hypertension artérielle, les dyslipidémies (anomalie des lipides dans le sang), l’obésité et la sédentarité

Les signes cliniques sont classiquement :

Un douleur brutale, rétrosternale (= derrière le sternum), intense, qui n’est pas calmé par le repos, ni par la trinitrine (un médicament qui dilate les vaisseaux sanguins), très angoissante qui irradie dans la mâchoire et dans la partie interne du bras gauche.

Cependant, un infarctus du myocarde peut se manifester de multiples autres manières.

L’arrêt brutal du débit d’une branche d’une artère coronaire fait que la partie du coeur qui dépendait de cette branche n’est plus vascularisée (= elle ne reçoit plus d’oxygène et de nutriments) et va donc se nécroser. Cette nécrose est irréversible mais pas forcément mortelle suivant l’importance de l’artère bouchée.

L’infarctus du muscle cardiaque est une urgence vitale qui nécessite un diagnostic et un traitement rapide. Parmi les options thérapeutiques : la fibrinolyse (injection de médicaments qui vont avoir pour but de détruire le caillot) ou la coronarographie (on introduit un petit tuyau dans une artère de la cuisse et on remonte jusqu’au coeur, puis, on dilate la portion lésée de l’artère).

Pour conclure, le plus important est d’éviter que nos artères ne se bouchent.

Comment ?

En pratiquant une activité physique régulière, en ne mangeant pas trop salé, gras ou sucré, en consommant au moins 5 fruits et légumes par jour et en ne fumant pas !

Les métastases

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Les cellules métastatiques sont des cellules cancéreuses qui ont migré à distance d’une cancer primitif (par exemple, on peut retrouver des métastases dans le foie avec un cancer qui s’est développé initialement dans le côlon). Les métastases sont donc le fruit de la dissémination à distance d’un cancer. Elles représentent une étape préoccupante pour la santé future du patient, car elles signent une grande agressivité du cancer.

Les cellules capables de métastaser sont des cellules cancéreuses qui ont acquis des capacités supplémentaires (qu’elles n’auraient pas du obtenir) à cause des nombreuses mutations de son génôme.

En temps normal, les cellules sont attachées les une aux autres par des protéines (la plus importante d’entre elles est la cadhérine). La première étape est donc la perte de ces moyens de jonction cellulaire. Puis, la cellule doit acquérir la capacité de parcourir le chemin qui la sépare d’un vaisseau sanguin, elle doit donc posséder des enzymes (= catalyseurs biochimiques = protéines capables de favoriser fortement une réaction chimique spécifique) qui lui permettent de dégrader la matrice extra-cellulaire (tissu fibreux qui entoure les cellules de l’organisme). Arrivées à coté du vaisseau, elles doivent pénétrer à l’intérieur et résister aux conditions extrêmes qui y règnent. Enfin, elles doivent en ressortir et elles peuvent alors former la métastase dans de tissu “d’accueil”.

Parfois, et c’est problématique, les métastases sont découvertes avant le cancer primitif qu’il faut donc activement rechercher.

Voici en dessous une coupe de poumon qui est le siège de multiples métastases :

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Photo : Faculté de Médecine Lyon Sud

Et voici une IRM qui met en évidence une métastase cérébrale :

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Imagerie : Faculté de Médecine Lyon Sud

Pour conclure, le fait qu’un cancer développe des métastases rend la prise en charge beaucoup plus compliquée. Autant la médecine moderne soigne relativement le “cancer tumeur” autant elle soigne malheureusement mal le “cancer métastase”.

Cependant la recherche scientifique est très active dans ce domaine et de nombreux chercheurs essaient de trouver de nouvelles stratégies thérapeutiques.