Electroconvulsivothérapie
Psychiatrie Pas de commentaires »Encore appellée sismothérapie, cette technique permet un traitement sûr et efficace des troubles dépressifs majeurs et de certaines schizophrénies. Malheureusement, elle garde encore dans l’esprit du public et d’un grand nombre de praticiens une image très négative.
L’électroconvulsivothérapie (ECT) n’est pas un traitement de première intention, sauf en cas de risque vital (chez les schizophrènes : suicide ++). Cependant, elle est très efficace, même sur des symptomes résistants aux médicaments.
Le principe de réalisation est le suivant. Tout d’abord, pendant le traitement, le patient est sous anesthésie générale (présence obligatoire d’un anesthésiste-réanimateur). On place sur les tempes du patient des électrodes, qui envoient le courant après l’endormissement du patient. Une fraction de seconde après le choc électrique, le patient développe une épilepsie (également appelée crise comitiale) qui dure quelques secondes.

Image : Umich.edu
Le patient se réveille quelques minutes après la fin de la crise.
Les effets de cette thérapie sont obtenus suivant la pathologie (= la maladie) après 5 à 20 séances. Il y a peu d’effets secondaires, de rares cas d’amnésies (pour la plupart, non définitives) ont été rapportés mais le rapport bénéfices/risques est très élevé.
Le mécanisme qui aboutit à l’amélioration des symptomes est encore très obscur. Il est avancé que ce sont les mécanismes que met en jeu le cerveau pour résister à l’épilepsie qui améliore l’état du patient.
Ce soin est, comme je le disais au début de l’article, porteur de nombreuses craintes et de nombreuses idées préconçues. Ceci est surement lié aux dérives qui ont pu avoir lieu pendant la seconde guerre mondiale notamment. On est maintenant bien loin de ce genre de pratiques, l’ECT aujourd’hui est indolore, très peu traumatisante et efficace.
Pourquoi s’en priver ?
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