Les métastases

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Les cellules métastatiques sont des cellules cancéreuses qui ont migré à distance d’une cancer primitif (par exemple, on peut retrouver des métastases dans le foie avec un cancer qui s’est développé initialement dans le côlon). Les métastases sont donc le fruit de la dissémination à distance d’un cancer. Elles représentent une étape préoccupante pour la santé future du patient, car elles signent une grande agressivité du cancer.

Les cellules capables de métastaser sont des cellules cancéreuses qui ont acquis des capacités supplémentaires (qu’elles n’auraient pas du obtenir) à cause des nombreuses mutations de son génôme.

En temps normal, les cellules sont attachées les une aux autres par des protéines (la plus importante d’entre elles est la cadhérine). La première étape est donc la perte de ces moyens de jonction cellulaire. Puis, la cellule doit acquérir la capacité de parcourir le chemin qui la sépare d’un vaisseau sanguin, elle doit donc posséder des enzymes (= catalyseurs biochimiques = protéines capables de favoriser fortement une réaction chimique spécifique) qui lui permettent de dégrader la matrice extra-cellulaire (tissu fibreux qui entoure les cellules de l’organisme). Arrivées à coté du vaisseau, elles doivent pénétrer à l’intérieur et résister aux conditions extrêmes qui y règnent. Enfin, elles doivent en ressortir et elles peuvent alors former la métastase dans de tissu “d’accueil”.

Parfois, et c’est problématique, les métastases sont découvertes avant le cancer primitif qu’il faut donc activement rechercher.

Voici en dessous une coupe de poumon qui est le siège de multiples métastases :

poumonmeta.jpg
Photo : Faculté de Médecine Lyon Sud

Et voici une IRM qui met en évidence une métastase cérébrale :

cerveaumeta.png
Imagerie : Faculté de Médecine Lyon Sud

Pour conclure, le fait qu’un cancer développe des métastases rend la prise en charge beaucoup plus compliquée. Autant la médecine moderne soigne relativement le “cancer tumeur” autant elle soigne malheureusement mal le “cancer métastase”.

Cependant la recherche scientifique est très active dans ce domaine et de nombreux chercheurs essaient de trouver de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Le cancer

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Les cellules qui composent notre organisme n’ont normalement pas une durée de vie illimitée. Elles naissent, se divisent plus ou moins, puis meurent.

Les tissus humains sont donc le siège d’un équilibre entre la division de certaines cellules et la mort d’autres de façon à ce que le nombre de cellules de l’organe reste constant. De façon pathologique, il peut arriver que cet équilibre soit rompu dans le sens d’un excès de prolifération (= division) cellulaire.

En conséquence, la taille du tissu atteint augmente et peut causer des dommages à l’organisme par compression. En outre, le tissu cancéreux n’est plus fonctionnel et prend la place du tissu sain qui est lui fonctionnel, il y a donc peu à peu une perte de la fonction du tissu.

Ici, l’exemple d’un ostéosarcome (= cancer de l’os) :

osteosarcome.jpg
Image : Faculté de Médecine Lyon Sud

Les cellules cancéreuses présentent des caractéristiques spécifiques, qu’elles acquièrent au fur et à mesure de mutations qui surviennent dans leur ADN et sans ordre précis :

  1. Immortalité

  2. Perte de l’inhibition de croissance (les cellules poussent même si elles se “collent” à leurs voisines)

  3. Diminution de leur besoins en milieu nutritif (facteur de croissance, etc.)

  4. Perte de necessité d’adhérence au milieu de culture

  5. Perte du contrôle du cycle cellulaire

  6. Surrexpression des oncogènes, diminution de l’expression des gènes suppresseurs de tumeurs

  7. Résistance à l’apoptose (= mort cellulaire programmée)

Electroconvulsivothérapie

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Encore appellée sismothérapie, cette technique permet un traitement sûr et efficace des troubles dépressifs majeurs et de certaines schizophrénies. Malheureusement, elle garde encore dans l’esprit du public et d’un grand nombre de praticiens une image très négative.

L’électroconvulsivothérapie (ECT) n’est pas un traitement de première intention, sauf en cas de risque vital (chez les schizophrènes : suicide ++). Cependant, elle est très efficace, même sur des symptomes résistants aux médicaments.

Le principe de réalisation est le suivant. Tout d’abord, pendant le traitement, le patient est sous anesthésie générale (présence obligatoire d’un anesthésiste-réanimateur). On place sur les tempes du patient des électrodes, qui envoient le courant après l’endormissement du patient. Une fraction de seconde après le choc électrique, le patient développe une épilepsie (également appelée crise comitiale) qui dure quelques secondes.

ect.jpg
Image : Umich.edu

Le patient se réveille quelques minutes après la fin de la crise.

Les effets de cette thérapie sont obtenus suivant la pathologie (= la maladie) après 5 à 20 séances. Il y a peu d’effets secondaires, de rares cas d’amnésies (pour la plupart, non définitives) ont été rapportés mais le rapport bénéfices/risques est très élevé.

Le mécanisme qui aboutit à l’amélioration des symptomes est encore très obscur. Il est avancé que ce sont les mécanismes que met en jeu le cerveau pour résister à l’épilepsie qui améliore l’état du patient.

Ce soin est, comme je le disais au début de l’article, porteur de nombreuses craintes et de nombreuses idées préconçues. Ceci est surement lié aux dérives qui ont pu avoir lieu pendant la seconde guerre mondiale notamment. On est maintenant bien loin de ce genre de pratiques, l’ECT aujourd’hui est indolore, très peu traumatisante et efficace.

Pourquoi s’en priver ?